Dans un monde fou qui n’est qu’imposture.
À ma fenêtre chantent des oiseaux.
Ailleurs, règnent guerres et forfaitures,
Le vent me le souffle en un triste écho.
À ma fenêtre chantent des oiseaux
Depuis des jours s’entend le bruit des bombes.
Le vent me le souffle en un triste écho,
Tous les jours on y creuse trop de tombes.
Depuis des jours s’entend le bruit des bombes,
Leurs éclairs fugaces les nuits effarent.
Tous les jours on y creuse trop de tombes,
Les peurs font naître de vieux cauchemars.
Leurs éclairs fugaces les nuits effarent,
Dans le matin blafard fument des ruines.
Les peurs font naître de vieux cauchemars,
Le désespoir dans une aube chafouine.
Dans le matin blafard fument des ruines,
La vie, la mort, ne sont plus qu’un hasard,
Le désespoir dans une aube chafouine,
Vers un exode sans espoir ni phare.
La vie, la mort, ne sont plus qu’un hasard,
Le monde devient fureurs et folies.
Vers un exode sans espoir ni phare
Ils partent souvenirs ensevelis.
Le monde devient fureurs et folies
Lorsque le destin les laisse à sa porte.
Ils partent souvenirs ensevelis
Vers l’inconnu comme des feuilles mortes.
Lorsque le destin les laisse à sa porte,
Leurs rêves s’effilochent sans parure
Vers l’inconnu comme des feuilles mortes
Dans un monde fou qui n’est qu’imposture.
À ma fenêtre chantent des oiseaux.
[Pantoum]
© Robert Haïtam Péaud
Actualisé le 4 novembre 2023.
Illustration ; Candido Portinari guerre et paix
