À ma Une poétique…
Assis au bord de la rivière
Je me délecte de son flot,
Des trilles qui chantent dans l'air
En inlassables trémolos.
Elle s'écoule, loin des guerres,
Immuable, comme le temps
Sautillant de galets en pierre
Comme pour célébrer l'instant.
Quand je suis là, le temps s'arrête,
Flânant au soleil éclatant
Loin des conflits et des tempêtes
Créés par tous ces charlatans.
Des egos en mal de conquêtes,
Ils voudraient le monde à leurs pieds,
Vils colons chantant à tue-tête
Sur la Palestine incendiée.
Un matin de printemps.
Robert Haïtam Péaud
Avril 2026.
Tous droits réservés.

Près de la rivière
Les blés ont levé
Les coquelicots fleuris
Ah ! la rivière
Un jeu de lumières
Et de saute galets
Son vif clapotis
Un doux bourdonnement
Une berceuse du fond des âges
Sous les gais trilles printaniers
De pierre en pierre
Voguent les pensées
Comme volent les papillons
Butinant de fleur en fleur.
Près de la rivière
Robert Haïtam Péaud
Mai 2026.
Tous droits réservés.

Il est seul dans la foule,
Voyageur solitaire
Transporté par la houle,
Il parcourt l’Univers.
Il écoute le Monde,
L’écho de ses travers,
Les blessures profondes
Et les maux de la Terre.
Les colères y grondent.
Dans des rues qui s’enflamment,
Odeurs nauséabondes,
De poubelles qui crament.
Des cris sous les matraques,
La peur en oriflamme
Et des fumées opaques
Qui courent le macadam.
Des drapeaux rouge et noir,
La liberté dans l’âme,
Une pointe d’espoir
S’égrenant comme un slam.
Il n’est plus de Grand Soir,
Dans le jour qui s’écroule
En lueurs illusoires,
Il est seul dans la foule.
Voyageur solitaire
© Robert Haïtam Péaud
Mai 2026.
